Hêlios
Je sais, tu n'as rien demandé, Mais il est temps de nous quitter.
Il nous l'a annoncé, L'aube vient d'arriver.
Il te faut te cacher, Pour ne pas succomber.
Seul je vais l'affronter, Seul je vais m'y risquer.
Il me faut le défier, Pour pouvoir te protéger.
Il m'a submergé, et il t'a repoussé.
Sa lumière m'éblouit,
Et sa chaleur m'envahit.
Rester à ses côtés serait bien trop risqué,
Mais sa beauté et sa chaleur sont telles que je ne peux m'en empêcher.
Il me faut avancer, il me faut la toucher.
Cette clarté je l'ai convoitée.
Miroir de la vie, Reflet de la mort,
J'ai voulu m'y plonger, Et je m'y suis noyé.
J'ai voulu résister, j'ai essayé de lutter.
Mais asséché et assoiffé j'ai persisté.
Mon avidité m'aura finalement Condamné,
En t'ayant simplement touché.
A la réalité j'ai été confronté,
A l'éclosion mes yeux ont été forcés.
Et je fis attention,
A ses particule en suspension.
Et j'ai réalisé qu'en réalité,
Ses particules étaient des cendres,
Et mon être une escarbille,
Venue se renverser dans ce cendrier qu'est la vie.
Une vie que j'ai bien mal utilisée,
Mais le temps est écoulé.
Et je dois passer de l'autre côté,
Car ma crémation est terminée.